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Un ballon signé Cocteau entre au Musée

Un ballon signé Cocteau entre au Musée

Un ballon décoré par Jean Cocteau a été acquis par le Musée National du Sport

Le 21 avril dernier, le Musée National du Sport a acquis un ballon pas tout à fait ordinaire. Représentation heureuse de la rencontre entre l’art et le sport, ce ballon en provenance du club de la Jeunesse Sportive de Saint-Jean Beaulieu, a été décoré par Jean Cocteau en 1961.

Génie artistique et protéiforme du XXsiècle, Jean Cocteau s’intéressa aussi bien au monde du cinéma, de la peinture, du dessin que du théâtre ou encore de littérature. A l’instar d’autres artistes tels qu’Henri de Toulouse-Lautrec ou Nicolas de Staël, il a trouvé dans le spectacle sportif une nouvelle source d’inspiration. Si son intérêt pour la boxe est aujourd’hui connue (il fut le manager du champion américain Panama Al Brown), son rapport avec le monde du sport au sens large est encore à découvrir.

Jean Cocteau en tant qu’artiste d’arts graphiques, est aussi connu pour avoir réalisé de nombreux dessins au crayon ou au pastel sur des objets du quotidien, comme en témoigne ce ballon. En effet, l’artiste pose son emprise artistique sur son environnement souvent le plus proche et contribue ainsi à sa valorisation, à sa transformation en oeuvre d’art, en objet unique et exceptionnel. Sur ce ballon de football, on retrouve les figures, les formes qui singularisent l’artiste et son oeuvre. Passionné de mythologie (Antigone, 1922 ; La machine infernale, 1934 ; Le testament d’Orphée, 1960), il reproduit sur cet objet de sport son univers. 

Le Musée National du Sport s'intéresse à toute représentation artistique du fait sportif. Cette oeuvre, ou cette signature de Jean Cocteau, s’inscrit donc parfaitement dans l’ambition du musée de considérer le phénomène sportif dans toute sa complexité. Elle sera prochainement intégrée au parcours permanent du Musée National du Sport.

« Tous mes anges me furent inspirés par des photographies sportives du football et du basket-ball. »
Jean Cocteau, à propos de ses fresques murales, Le Passé défini, mai 1958.